Peut-on vous aider?

Diagnostic mécanique MDT selon la méthode McKenzie®

Cette étape permettra à votre praticien clinicien de vous aider dans la prise de décision d’une option thérapeutique en vous apportant l’éclairage nécessaire dans un souci de pertinence de soins. L’examen est basé sur un raisonnement clinique validé par la recherche internationale et les « guidelines »scientifiques.

La méthode McKenzie  MDT (Mechanical Diagnosis and Therapy) consiste en un système d’évaluation précis et de traitement des douleurs mécaniques du rachis (avec ou sans irradiation dans les membres) et des articulations donnant priorité aux techniques d’auto-traitement.

Déroulé des consultations

  • RDV téléphonique

    Ce premier contact téléphonique permet de mesurer l’intérêt d’une évaluation clinique de vos symptômes selon votre historique médical et de vous expliquer la procédure pour prendre rendez-vous.

  • RDV au cabinet ou en visio

    Les douleurs étant multifactorielles, 2 rendez vous sur 48 heures sont en général nécessaire pour donner un avis factuel sur votre situation clinique.

    Ces rendez-vous ont pour but :

    • D ‘écouter votre histoire et de procéder à un examen clinique et /ou échographique fonctionnelle approfondi.
    • De comprendre les facteurs bio-psycho-sociaux contribuant à l’ensemble des symptômes
    • D’établir un diagnostic clinique le plus plausible d’après les données collectées.

    En fonction de votre tableau clinique, votre praticien  pourra :

    • Proposer les meilleures solutions thérapeutiques  adaptées à vos besoins selon les recommandations scientifiques.
    • Donner à titre indicatif un pronostic et une estimation des délais de rétablissement. En effet, celui ci dépend également  de votre implication et observance dans votre traitement.
    • Donner des conseils dans le cadre d’une prise en charge pluridisciplinaire quand cela est approprié, avec votre médecin traitant et d’autres professionnels de santé le cas échéant, pour vous aider à prendre la meilleure décision vous concernant, par exemple une infiltration ou une chirurgie lorsqu’elles sont pertinentes.

    Vous praticien  vous demandera de remplir des questionnaires fonctionnels afin qu’il puisse les analyser et préparer votre évaluation pour plus d’efficacité. Les questionnaires permettent également d’évaluer le besoin de supervision et d’estimer le pronostic de la récupération de votre santé.

    Dans certains cas, la kinésithérapie n’est pas indiquée et vous devrez être orienté vers un autre professionnel de santé pour un autre traitement. S’il existe un risque de pathologie potentiellement grave  sous-jacente (fracture, infection, syndrome de queue de cheval, maladies vasculaires, maladies malignes…), vous serez réadressé selon le niveau de gravité soit vers votre médecin pour des investigations complémentaires soit vers les services des urgences.

  • Définition du programme d’auto traitement qui en découle

    Une fois le diagnostic établi, votre praticien vous accompagnera à la fois dans votre traitement mais également dans le cadre d’une formation adaptée afin de réduire les récidives par l’acquisition de compétences. Un programme d’éducation à la santé locomotrice © vous sera enseigné afin de construire votre carnet de route de l’autonomie ©.

Bases scientifiques

Programme de prévention-santé selon les recommandations de la H.A.S.

Les actes de masso-kinésithérapie concourent à la prévention, au dépistage, au diagnostic, au traitement, à la promotion de la santé et à la recherche :

Article R.4321-13 du Code de la santé publique : « selon les secteurs d’activité où il exerce et les besoins rencontrés, le masseur-kinésithérapeute participe à différentes actions d’éducation, de prévention, de dépistage, de formation et d’encadrement. Ces actions concernent en particulier (…) la pratique de la gymnastique hygiénique, d’entretien ou préventive. »

D’après la Haute Autorité de Santé (HAS), ” la prévention consiste à éviter l’apparition, le développement ou l’aggravation de maladies ou d’incapacités ; sont classiquement distinguées la prévention primaire qui agit en amont de la maladie (ex : vaccination et action sur les facteurs de risque), la prévention secondaire qui agit à un stade précoce de son évolution (dépistages), et la prévention tertiaire qui agit sur les complications et les risques de récidive”.

Une prise en charge basée sur la recherche et la preuve

L’EBP (Evidence Based Practice) se définit comme « l’utilisation consciencieuse, explicite et judicieuse des meilleures données disponibles pour la prise de décisions concernant les soins à prodiguer à chaque patient, […] une pratique d’intégration de chaque expertise clinique aux meilleures données cliniques externes issues de recherches systématiques » […]. Ces preuves proviennent d’études cliniques systématiques, telles que des essais contrôlés randomisés en double aveugle, des méta-analyses, éventuellement des études transversales ou de suivi bien construites.

Selon ses fondateurs, David Sackett, William Rosenberg, Muir Gray, Brian Haynes et Scott Richardson, la pratique  fondée sur les faits conjugue :

  1. L’expertise du clinicien. « Par expertise clinique individuelle, nous entendons la compétence et le jugement que chaque clinicien acquiert par l’expérience et la pratique cliniques. L’expertise se manifeste de plusieurs manières, mais surtout par des diagnostics efficaces …»
  2. Le patient. «… ainsi que par la prise en compte – avec compassion – des droits, des préférences et de l’épreuve vécue par le patient dans les décisions concernant son traitement. »
  3. Les meilleures données cliniques externes. « Par meilleures données cliniques externes, nous entendons les recherches pertinentes sur un plan clinique, souvent issues de la recherche médicale fondamentale, mais surtout des recherches cliniques sur les tests diagnostiques centrés sur le patient (y compris les examens cliniques) les plus exacts et précis, sur la puissance des marqueurs pronostiques, et enfin sur l’efficacité et l’innocuité des schémas thérapeutiques, de réadaptation et de prévention. »

Examen complété par la prise de marqueurs échographiques

Cet examen pourra être complété par votre praticien clinicien titulaire d’un DIU en anatomie appliquée à l’examen clinique et à l’imagerie par la prise de « marqueurs échographiques « selon la démarche de la Physio-Echographie-Fonctionnelle®.